Énergie & métabolisme

Quelle est l'énergie minimale dont votre corps a besoin pour vivre ?

Le métabolisme basal, c'est le moteur de tout. Il tourne en permanence — même quand vous dormez — et dicte l'essentiel de vos besoins énergétiques quotidiens. Comparez-le selon quatre formules reconnues.

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Sexe

Si vous connaissez votre IMG, Katch-McArdle sera plus précise car elle travaille sur votre masse maigre réelle. Sans IMG, elle utilise une estimation selon votre sexe.

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BMR · Mifflin-St Jeor recommandée

1 450 kcal / j

Énergie au repos absolu — sans activité ni digestion

Masse maigre estimée

kg

Muscles, os, organes, eau

Répartition du BMR

Comparatif des quatre formules

Chaque formule a été établie sur des populations et à des époques différentes. Les écarts entre elles reflètent ces variations — consultez la fourchette plutôt qu'un chiffre unique.

À quoi sert votre énergie au repos ?

Le BMR couvre toutes les fonctions vitales. Voici comment il se répartit approximativement entre vos organes et tissus.

« Le repos lui-même est un travail. »

Victor Hugo

Comprendre le BMR

Ce qui influence votre métabolisme basal

La composition corporelle

Le muscle est le principal levier du BMR : il consomme environ 13 kcal par kilo et par jour au repos, contre seulement 4 kcal pour le tissu adipeux. Deux personnes de même poids mais avec des proportions muscle/graisse différentes peuvent avoir un BMR qui varie de 200 à 400 kcal.

L'âge

Le BMR diminue d'environ 1 à 2 % par décennie après 20 ans, principalement en raison de la perte progressive de masse musculaire (sarcopénie). Une personne de 60 ans a en moyenne un BMR 15 à 20 % inférieur à celui qu'elle avait à 20 ans, toutes choses égales par ailleurs.

La thyroïde & les hormones

La thyroïde régule directement l'intensité du métabolisme cellulaire. Une hypothyroïdie (thyroïde sous-active) peut réduire le BMR de 30 à 40 %. À l'inverse, l'hyperthyroïdie l'augmente significativement. D'autres hormones comme la leptine, l'insuline ou le cortisol influencent aussi le métabolisme.

Les 4 formules

Comment choisir la bonne formule ?

Mifflin-St Jeor (1990) est aujourd'hui la référence pour la population générale. Validée sur des cohortes modernes, elle est plus précise que Harris-Benedict sur les personnes sédentaires ou en léger surpoids.

Harris-Benedict révisé (1984) reste largement utilisée dans les logiciels de diététique. Sa version originale (1919) datait d'études sur des soldats et surestimait souvent le BMR des personnes modernes moins actives.

Katch-McArdle (1996) s'appuie sur la masse maigre — non sur le poids total. C'est la plus précise pour les personnes sportives, car elle neutralise le biais introduit par la masse grasse. Elle nécessite de connaître son IMG.

Owen (1988) est la plus simple : uniquement basée sur le poids. Elle donne une estimation rapide et convient bien au dépistage clinique.

BMR & régimes

Le BMR, plancher énergétique à ne pas franchir

Une idée répandue — et dangereuse — consiste à manger "sous son BMR" pour perdre du poids rapidement. C'est contreproductif : en dessous du BMR, le corps perçoit un signal de famine et déclenche des mécanismes d'adaptation.

À court terme, il puise dans les réserves musculaires pour produire de l'énergie (catabolisme). À moyen terme, il abaisse son propre BMR pour s'adapter à l'apport réduit — c'est ce qu'on appelle l'adaptation métabolique, ou "effet yo-yo" dans sa forme extrême.

En pratique, un déficit raisonnable se construit à partir du TDEE (BMR × activité), pas du BMR seul. Rester au-dessus de son BMR préserve la masse musculaire, maintient le métabolisme et rend la perte de poids durable.

« La santé n'est pas simplement l'absence de maladie, c'est une ressource pour la vie quotidienne. »

Organisation Mondiale de la Santé

Références

Les quatre formules en détail

Historique, population d'origine et cas d'usage de chaque formule.

1990

Mifflin-St Jeor

Recommandée

Homme (10 × P) + (6,25 × T) − (5 × Â) + 5

Femme (10 × P) + (6,25 × T) − (5 × Â) − 161

Établie sur 498 adultes, c'est la formule la plus validée sur les populations modernes. Précision ± 10 % dans 82 % des cas.

1919 · rév. 1984

Harris-Benedict

Classique

Homme 88,36 + (13,40 × P) + (4,80 × T) − (5,68 × Â)

Femme 447,59 + (9,25 × P) + (3,10 × T) − (4,33 × Â)

Formule historique révisée par Roza & Shizgal en 1984. Toujours très utilisée, elle tend à légèrement surestimer le BMR des personnes en surpoids.

1996

Katch-McArdle

Sportifs

Tous 370 + (21,6 × Masse maigre en kg)

Seule formule indépendante du sexe. Elle utilise la masse maigre, éliminant le biais de la masse grasse. Idéale pour les athlètes et les personnes musclées.

1988

Owen

Clinique

Homme 879 + (10,2 × P)

Femme 795 + (7,18 × P)

Formule minimaliste ne nécessitant que le poids. Moins précise sur l'individu, elle est utile en contexte clinique pour un repère rapide.

P = poids (kg) · T = taille (cm) · Â = âge (ans)

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« Prends soin de ton corps, c'est le seul endroit où tu es obligé de vivre. »

Jim Rohn

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Questions fréquentes

Tout comprendre sur le métabolisme basal